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Une Conférence FIFA pour le football féminin en Océanie

C’est au Vanuatu, du 27 au 29 mars 2019, que s’est tenue la « FIFA Women’s Football Conference for the OFC Member Associations ».

Les représentants des Associations Membres de l’OFC se sont réunies durant 3 journées autour du programme suivant :

Le 27 mars 2019 : Leadership Workshop for the Heads of Womens’ Football

Cet atelier fut dédié aux femmes et aux hommes en charge du développement du football féminin au sein de chaque Association Membre.

Les 28 et 29 mars 2019 : FIFA Women’s Football Conference

Ces deux journées furent consacrées aux secrétaires générales et aux dirigeants du Football Féminin.

Moeama Mu-Greig et Stéphanie Spielmann, respectivement directrice et chef de projet du football féminin de la FTF, ont participé à la conférence.

Les principaux sujets abordés furent les suivants :

  • La Stratégie FIFA du football féminin, présentée par Sarai Bareman, FIFA Chief Women’s Football Officer
  • La Stratégie OFC du football féminin, présentée par Emma Evans, Head of Women’s Football
  • La situation actuelle du football féminin en Océanie
  • Les perspectives de développement, abordées par le biais d’ateliers d’échanges

Stéphanie Spielmann, Chef de projet du football féminin au sein de la FTF, nous fait part de ses impressions.

1/ Par quoi as-tu été le plus impressionnée durant cette Conférence ?

J’ai été interpellée par la grande différence qui existe entre la Nouvelle-Zélande et les autres pays Océaniens.

Nos amis néo-zélandais ont pris beaucoup d’avance, grâce à une politique mise en place et strictement appliquée, et des moyens humains et financiers conséquents.

Les efforts paient aujourd’hui, car les équipes féminines de la Nouvelle-Zélande ont d’excellents résultats sur la scène mondiale. 

2/ Avec ton regard expert sur le développement  du football féminin en Océanie, où se situe selon toi Tahiti sur le plan du développement ?

A l’instar de la Nouvelle-Zélande, nous sommes l’un des rares pays à disposer d’une personne entièrement dédiée au développement du football féminin et également d’une responsable du programme Just Play.

C’est une force indéniable pour Tahiti car cela nous permet d’initier des projets qui n’existent qu’ici tels que le HINE Festival, l’opération MAEVA ou encore la formation “Mesdames Franchissez la Barrière”.

En revanche, nous avons des lacunes s’agissant des clubs “ELITE”. Dans les autres pays d’Océanie, les Fédérations ont demandé aux clubs de présenter au moins une équipe féminine jeunes. C’est une démarche essentielle pour l’avenir et le développement du football féminin. 

3/ Le développement du football féminin est un axe fort pour la FTF. As-tu néanmoins été inspirée à la Conférence pour monter encore plus de projets ?

Oui, absolument. Notamment pour le développement du football féminin « jeunes » et dans les îles. Les Festivals HINE ont remporté un franc succès et si l’on s’inspire de ce qu’a réalisé la Nouvelle-Zélande, nous pourrions lancer dès l’an prochain un championnat féminin « jeunes » à Tahiti. Les discussions sont en cours.

Concernant les îles, nous travaillons déjà en collaboration avec certaines d’entre elles. Nous espérons bénéficier, l’an prochain, d’un budget spécifique pour les accompagner dans leurs démarches de développement du football féminin « jeunes » notamment. 

4/ Sarai Bareman, responsable du football féminin au sein de la FIFA, était parmi vous. Quelles sont tes impressions ?

C’est un honneur et une chance pour l’OFC que Sarai se soit déplacée avec une partie de son équipe.

Sarai est un modèle pour un grand nombre de femmes. Ses origines océaniennes sont un réel atout car elle connaît nos forces et nos difficultés.

Elle a exposé la stratégie de la FIFA et a  invité chaque Fédération à donner les moyens financiers et humains pour le développement du football féminin et des Sélections Féminines.

Le nouveau président de l’OFC a saisi l’opportunité de sa présence pour demander à la FIFA plus de moyens pour les déplacements de nos équipes nationales. 

5/ Es-tu intervenue pour présenter les actions liées au football féminin à Tahiti? Quelles ont été les réactions ?

Il n’y a pas eu de présentation spécifique de chaque pays mais nous avons beaucoup échangé.

Beaucoup de questions sur les actions organisées à Tahiti ont été posées. Elles pourraient être lancées dans d’autres pays d’Océanie.

Patricia GONZALEZ de la FIFA m’a également invitée à parler du programme FIFA que je suis actuellement – « Coach Mentorship Program »  –  afin d’inciter d’autres femmes de l’Océanie à postuler. Notre section sportive féminine a été mise en avant.

Nous sommes également la seule Association Membre dont deux joueuses ( Kiani WONG et Vaihei SAMIN) évoluent actuellement au niveau national en France. La FIFA a souligné qu’il s’agit d’une solution idéale pour faire progresser nos meilleurs éléments. 

6/ D’autres informations clés que tu souhaites partager avec la grande famille du football polynésien?

Comme souligné plus haut, nous avons de l’avance sur certains de nos voisins grâce aux programmes mis en place et à un championnat qui évolue depuis maintenant trois ans.

Il faut toutefois passer d’autres étapes, parmi lesquelles :

  • avoir de meilleures conditions d’accueil dans les clubs pour le public féminin,
  • avoir plus de femmes impliquées dans le monde du football,
  • avoir des entraîneurs diplômés et dévoués au développement du football féminin dans les clubs.

Il faut qu’une fille qui souhaite faire du football, puisse s’épanouir dans les meilleures conditions dans le club de son secteur.

Je souhaite remercier celles et ceux qui s’investissent déjà dans cette démarche et qui oeuvrent au quotidien pour le développement du football féminin.

Ensemble, nous irons plus loin !

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