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FDI 2019 | Retour sur la visite d’une « Légende »

Diversité et passion pour Brown à Tahiti

  • Membre des FIFA Legends, Wes Brown était présent au Festival des îles à Tahiti
  • L’ancien défenseur de Manchester United a pu goûter à la diversité culturelle de l’archipel
  • L’Anglais a aussi pu mesurer certaines difficultés logistiques

Si Tahiti est le centre névralgique des îles de la Polynésie française, elle ne représente qu’une des multiples facettes de l’archipel de l’océan Pacifique. Avec ses 118 îles disséminées sur plus de 3.000 kilomètres, c’est un trésor de diversité.

C’est ce qu’a découvert Wes Brown, membre des FIFA Legends, lors de sa venue à l’occasion du onzième Festival des îles, événement en partie financé par le programme Forward de la FIFA, qui a vu des équipes venir de très loin pour disputer les compétitions de football, de futsal et de beach soccer. L’ancien défenseur de Manchester United et de l’Angleterre est revenu sur sa première visite en Polynésie Française.

Les missions de Wes Brown à Tahiti :

  • Rencontrer les officiels de la Fédération Tahitienne de Football et des autres associations membres de l’OFC
  • Participer à l’ouverture du séminaire Forward de la FIFA
  • Prendre part à la cérémonie d’ouverture, rencontrer les équipes et visiter les installations du Festival des îles

Wes, vous avez pris part au Festival des îles en Tahiti. Cette plongée dans la vie des archipels du Pacifique a-t-elle été spectaculaire, à l’image de la cérémonie d’ouverture ?
On a vu toutes les cultures que l’on peut trouver autour de Tahiti se retrouver pour cet événement. Il y a eu beaucoup de hakas et de chants. Chaque île a fait son propre haka lors de la cérémonie d’ouverture, pour montrer une partie de son identité. C’était génial. J’ai eu plaisir à voir tout le monde soutenir cette manifestation, avec notamment la présence de représentants d’un large éventail de pays. Cet événement a été très positif.

Toutes ces îles sont disséminées sur une immense superficie. Avez-vous pu mesurer les défis que certaines équipes ont dû relever pour se rendre à Tahiti ?
Nous en avons parlé avec quelques participants. Certains ont voyagé deux jours à bord d’un bateau car il n’y a pas d’aéroport. Ils avaient économisé beaucoup d’argent pour arriver là-bas. Certaines des personnes avec lesquelles j’ai discuté avaient fait des heures supplémentaires au travail pendant toute l’année pour pouvoir se payer le trajet en bateau depuis leur île. Je parle de joueurs talentueux. Deux jours sur un bateau, ce n’est pas rien. J’ai trouvé ça assez énorme, franchement.

Qu’avez-vous ressenti en assistant à cette célébration du football à l’autre bout du monde par une culture tellement différente de la vôtre ?
Là-bas, la plupart des enfants ont tendance à être éduqués au rugby. Les îles Fidji ne sont pas loin, la Nouvelle-Zélande non plus. Pourtant, j’ai été impressionné par la place énorme que le football occupe là-bas et par tous les sacrifices que les gens ont consentis pour participer à cet événement. Ils n’avaient jamais organisé une cérémonie d’une telle ampleur et il y avait des tas de bénévoles. Ils ont réalisé un travail fantastique.

Vous avez également rencontré certaines équipes, qui sont venues de tout l’archipel.
Nous avons rencontré quelques équipes. Elles disposaient de superbes installations. Ça m’a beaucoup rappelé ma jeunesse, quand on partageait tous le même hébergement. Tout leur était fourni et dans l’ensemble, l’organisation a très bien géré cet aspect, au vu du nombre de personnes qui arrivaient de l’extérieur.

Avez-vous été impressionné par les distances parcourues par les gens pour participer au festival ?
Ils jouaient tous de la musique et passaient vraiment un bon moment. Il y avait une super ambiance mais on a pu mesurer toutes les difficultés qu’ils ont rencontrées pour arriver à Tahiti. Je leur ai demandé comment ils étaient arrivés, de quelle île ils venaient. Deux jours de bateau… Et j’imagine que ce n’est pas en mode croisière ! Avoir fait tout ce chemin, c’est énorme. Ils ne sont pas professionnels. C’est super qu’ils aient pris sur leur temps pour être présent lors de cette cérémonie d’ouverture. Ils étaient aux anges. On voit vraiment que les gens adorent le football là-bas, même si la priorité est souvent donnée au rugby chez les enfants. J’ai vu plein d’enfants talentueux là-bas en tout cas.

On trouve des maillots de Manchester United aux quatre coins du monde. Qu’avez-vous ressenti en allant à la rencontre de gens qui ont été marqués par votre parcours dans l’un des endroits les plus isolés de la planète ?
Dans un premier temps, beaucoup ne m’ont pas reconnu. Mais quand ils ont compris, ça a été de la folie. Ça illustre bien la passion qu’il y a là-bas. Je ne suis plus tout jeune maintenant, mais quand ils ont compris qui j’étais, ils m’ont posé des tas des questions : sur Cristiano Ronaldo et compagnie. Ça fait un moment que j’ai arrêté ma carrière, mais ici, ils sont fous de foot ! On le sait, c’est un phénomène mondial, mais il faut se rendre compte que c’est tout aussi important dans les petites îles de tout petits pays. Le problème, c’est qu’il leur manque souvent les installations nécessaires. Le fait que la FIFA soit présente là-bas est un signe positif qui illustre le soutien qu’elle apporte.

Cet article est fourni par FIFA.com

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