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Tahiti, fer de lance de l’Océanie en 2013

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA Tahiti 2013
Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Tahiti 2013
Crédit photo : Beachsoccer.com / Manuel Queimadelos

 

L’année 2013 touche à son terme et laisse derrière elle de nombreux souvenirs aux quatre coins de la planète football. L’Océanie n’est notamment pas prête d’oublier ces 12 derniers mois, qui ont marqué un véritable tournant dans son histoire, avec Tahiti comme fer de lance.

En l’espace de quelques mois, les Tahitiens ont défriché de nouveaux territoires, avec deux événements d’une envergure encore jamais atteinte. Tahiti est d’abord devenue en juin, lors de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013, la première île du Pacifique à participer à la compétition en 21 années d’existence. Elle s’est à nouveau signalée trois mois plus tard en étant la première nation de l’OFC – en dehors de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, ancien membre de la Confédération océanienne – à accueillir un tournoi mondial : la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, dont l’organisation a été unanimement saluée.

L’odyssée brésilienne

L’aventure Brésil 2013 a démarré l’année précédente, lorsque Tahiti est parvenue à briser l’hégémonie de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie à la Coupe des Nations de l’OFC. Les Tahitiens ont battu en finale leur rival francophone, la Nouvelle-Calédonie, grâce à un but inscrit par Steevy Chong Hue. Une victoire dont on devrait parler pendant longtemps encore au bord des lagons polynésiens.

Sans surprise, les Tahitiens ont souffert au Brésil, avec trois larges défaites contre le Nigeria, l’Espagne et l’Uruguay. Les Toa Aito ont tout de même fait souffler un vent de fraîcheur sur la compétition, avec une équipe entièrement composée de joueurs amateurs, à l’exception de Marama Vahirua.

Malgré la supériorité évidente de ses adversaires, Tahiti a joué avec ferveur et montré une vraie force de caractère. Des efforts récompensés lors de son premier match face au Nigeria, avec un but de Jonathan Tehau qui restera à jamais gravé dans les annales du football tahitien. Un an auparavant, les insulaires n’auraient jamais imaginé marquer un but lors du “Festival des Champions”. Ils ont donc célébré cette performance à sa juste valeur, en laissant éclater leur joie avant de mimer tous ensemble les gestes du rameur sur sa va’a, pirogue polynésienne traditionnelle.

Le public brésilien s’est pris d’affection pour les valeureux Tahitiens, qui lui ont bien rendu dans ce qui restera sans doute l’une des plus belles histoires de l’année 2013. “C’était incroyable d’entendre tous ces gens scander mon nom. Je ne suis pas habitué à cela, même à Tahiti”, confiait Chong Hue, originaire de Raiatea, une petite île située à 200 km de Papeete, comme un symbole de la mondialisation du football.

Une première réussie

Après avoir étalé leurs qualités sur le terrain, les Tahitiens ont également montré quelques mois plus tard ce qu’ils pouvaient faire en termes d’organisation. Quinze autres nations les ont rejoints dans un décor paradisiaque, que l’ensemble des joueurs de la Coupe du Monde de Beach Soccer ont sûrement quitté avec regret.

La Polynésie française n’avait jamais accueilli auparavant un événement sportif de cette ampleur. Tahiti 2013 sera donc à marquer d’une pierre blanche dans son histoire sportive. “Nous n’aurions pas pu rêver d’une plus grande réussite”, a salué Joan Cusco, Directeur du tournoi et Vice-Président de la FIFA Beach Soccer Worldwide. “Nous souhaitions organiser un événement spécial et on peut dire que Tahiti 2013 a dépassé nos attentes.”

Les Tahitiens se sont également distingués sur le terrain en atteignant pour la première fois les demi-finales de la compétition, grâce à leur flair et à leur vivacité. Ils ont notamment dominé en quart de finale l’Argentine, championne d’Amérique du Sud, sur le score sans appel de 6:1. Il s’en est fallu de quelques minutes au tour suivant pour qu’ils écartent la Russie, future championne du monde.

On a bien failli voir deux équipes océaniennes sortir de leur groupe sur le sable polynésien. Les Iles Salomon n’ont en effet pas démérité non plus lors de cette Coupe du Monde, manquant de peu la qualification en quarts de finale. Le Tahitien Raimana Li Fung Kuee a par ailleurs reçu le Ballon de Bronze adidas de la compétition, une première pour un joueur des îles du Pacifique.

Le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke, s’est félicité lui aussi du succès de Tahiti 2013 : “C’est la première fois qu’une Coupe du Monde a lieu dans le Pacifique. L’essai a été parfaitement transformé, à tel point que nous allons être en mesure d’organiser d’autres événements de la FIFA dans la région”.

Tahiti aura marqué de son empreinte l’année 2013 aux antipodes : sans doute le premier pas d’un long voyage pour le football océanien.

Source : www.fifa.com

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