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Football – Confédération Océanienne de football : Thierry Ariiotima élu vice-président de l’OFC

Thierry Ariiotima "C'est par la formation que l'on avancera"

Le président de la fédération tahitienne de football Thierry Ariiotima a été élu le samedi 9 mars vice-président de la confédération océanienne de football. Le président de la Fifa Gianni Infantino, qui était présent, en a profité pour annoncer qu’au moins un pays océanien participera à la Coupe du monde de football en 2026 au Mexique. Thierry Ariiotima secondera le Vanuatais Lambert Maltock pour un mandat de quatre années. Interview.

Parole à Thierry Ariiotima :

Quelques mots sur le président fraichement élu ?

« Le nouveau président Lambert Maltock est originaire du Vanuatu, il est autant francophone qu’anglo-saxon. A l’OFC, il y a neuf présidents anglo-saxons et deux présidents francophones, il y a eu un consensus pour placer Lambert Maltock à la présidence de l’OFC. C’est compréhensible puisqu’il parle aussi bien français qu’anglais. C’est une bonne chose et je pense que c’est quelqu’un qui ne posera pas de problème. »

Le président Gianni Infantino était présent ?

« Oui, je pense qu’avec tout ce qui s’est passé depuis un certain temps au niveau de l’OFC, la Fifa a voulu montrer qu’il fallait mettre un terme à certains agissements, qu’il fallait privilégier le football et pas le buisness. Il a dit sur un média de métropole que c’était la dernière chance pour l’OFC d’être soutenue par la Fifa. Il n’y a plus droit à l’erreur, si une nouvelle affaire éclate, l’OFC pourrait disparaître, je pense que le message était assez clair. On a bien discuté entre nous pour faire en sorte qu’il y ait une bonne équipe. »

Etre vice-président de l’OFC, c’est une fierté pour la Polynésie ?

« Je n’aime pas trop le mot fierté, je dirais plutôt que je suis très heureux pour la Polynésie. Si je suis à cette place, c’est grâce à tous les présidents de clubs, il ne faut pas l’oublier. On est restés pratiquement huit ans dans l’ombre. Aujourd’hui, ils ont voulu nous faire confiance et j’en suis vraiment très heureux. »

Quelle est l’image de la Polynésie auprès de l’OFC, de la Fifa ?

« Nous avons une bonne image auprès de la Fifa. Il y a eu des dossiers sur lesquels on a travaillé avec l’OFC et avec la Fifa et il n’y a pas eu de problème, c’est ce qui a apporté un plus à la fédération tahitienne de football et c’est ce qui a primé sans doute sur ma nomination. Le travail effectué a été récompensé, pas exclusivement celui de Thierry Ariiotima mais celui de l’ensemble de la fédération tahitienne de football et de tous ceux qui travaillent autour, les présidents, les clubs, les formateurs, les éducateurs et tous ceux qui œuvrent pour le football polynésien. Tout ça forme un ensemble. »

“La qualification des U20 pour la prochaine Coupe du monde U20 a apporté un plus”

Les victoires des Tiki Toa ont contribué à donner cette bonne image ?

« Ah ça oui ! L’ effet « Tiki Toa » a toujours son impact. La qualification des U20 pour la prochaine Coupe du monde a aussi apporté un plus. Pour les U16, on attend la décision de la cour d’appel mais imaginez que là aussi nous puissions être qualifiés pour la Coupe du monde U16…On peut dire que Tahiti a bien travaillé. »

L’Océanie aura une place directe pour le mondial ?

« En 2026, l’Océanie aura une place et demie. Une équipe sera qualifiée directement et une autre devra remporter un match de barrage contre une équipe d’une autre confédération, on ne sait pas laquelle pour le moment, il y aura un tirage au sort. On en a évidemment profité pour demander au président de la Fifa deux places, pour l’instant on a pas eu gain de cause mais on va continuer à œuvrer dans ce sens. Les résultats des équipes d’Océanie dans le ranking mondial jouera en faveur de l’obtention de ces deux places. »

Le nombre d’équipes prévues au mondial 2026 a évolué ?

« En 2026, le nombre d’équipes inscrites à la Coupe du monde devrait passer à 48. Le conseil est actuellement en réunion, je ne sais pas si la décision sera prise à cette réunion ou à la prochaine. La plupart des confédérations étaient d’accord pour passer à 48. En ce qui concerne Tahiti, j’aimerais que l’on puisse passer de la 157e place mondiale à la 110e dans un futur proche. »

Au moins une équipe océanienne participera au Mondial 2026

Que faire pour être à la hauteur de cet enjeu ?

« Il va falloir former davantage nos cadres, en Polynésie mais aussi en Océanie. Il faut que les fédérations continuent de former les cadres, il faut que ces cadres deviennent vraiment compétitifs pour que nos jeunes progressent. Il faut aussi que l’on puisse exporter nos jeunes vers l’extérieur dans des pays où se trouvent des clubs professionnels. Peut-être que dans quelques années, la plupart de nos joueurs de la sélection seront issus de clubs professionnels. On a l’exemple de l’Islande qui a formé de bons cadres et envoyé des joueurs à l’extérieur pour devenir une des meilleures équipes d’Europe. Il n’y pas de secret, il faut former. »

Les clubs ont un rôle mais la fédération aussi ?

« Bien sûr, la fédération joue déjà un rôle. Par exemple, il existe une convention tripartite entre le club de Vénus, le football club de Toulouse et la fédération tahitienne de football. En 2018, 10 joueurs U13 sont partis en stage à Toulouse, on refera la même chose en juin prochain. De ce côté-là, on va faire le maximum pour envoyer nos meilleurs joueurs de Tefana, de Taiarapu…On a pas de club spécifique. Les meilleurs partiront. La direction technique est en train de détecter les 10 ou 11 meilleurs pour les envoyer en stage au mois de juin. »

Un dernier mot, un remerciement ?

« Je demande à tous les présidents de club, à tous les éducateurs de continuer à travailler comme il faut pour que nos jeunes s’épanouissent dans de bonnes conditions. Il n’y pas de secret, ce n’est pas en restant assis que l’on va évoluer. C’est en donnant un bon enseignement à nos jeunes joueurs que le football tahitien évoluera petit à petit. Les clubs, la fédé puis l’extérieur. Si les clubs ne travaillent pas sérieusement, on n’aura pas de résultats à l’extérieur. Je les remercie pour le travail déjà effectué. La plupart sont bénévoles même si de plus en plus certains ont une indemnité ce qui tire tout le système vers le haut. Si on continue dans ce sens, si les clubs se structurent de façon normale, on ne pourra que progresser. Tefana et Vénus sont les locomotives au niveau de la formation et on ne peut que les féliciter, c’est par la formation que l’on avancera. » Propos recueillis par SB / FTF

La formation, pilier du développement du football polynésien

 

 

 

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