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Football – Championnat féminin : « On ne veut pas faire que du futsal ! »

Rani Perry, une jeune fille passionnée de football

Le championnat féminin a démarré ce week end pour la troisième année consécutive, initié par la fédération tahitienne de football et sa chef de projet Stéphanie Spielmann. Pas moins de 17 équipes sont engagées entre la catégorie U23 et la catégorie sénior. Le développement de la discipline semble prendre la bonne direction. Les responsables des équipes se sont vus remettre du matériel par la FTF.

Parole à Stéphanie Spielmann :

Un nouvel élan dans le foot féminin ?

« Pour la saison 2017-2018, on a décidé de supprimer le championnat U16 qui est devenu un championnat U23, on élargi un peu au niveau des catégories d’âge. On a toujours notre championnat sénior. La bonne nouvelle, c’est que cette année on va retrouver un nombre assez important de clubs de football alors que sur les deux dernières saisons c’était des comités de futsal essentiellement. Les clubs de foot ont lancé leur section féminine. On a neuf équipes dans le championnat U23 et huit équipes dans le championnat sénior. »

Le développement se poursuit ?

« Je suis très optimiste, je pense que les clubs sont en train de prendre conscience que, finalement, le football féminin c’est très plaisant, que les filles sont assidues aux entrainements. En tant qu’éducateur, c’est également plaisant de s’occuper des filles pour les mêmes raisons. Je suis très contente, c’est une grande première. On ne savait pas si cela allait prendre, si les clubs allaient lancer leurs équipes féminines. Au final, on est à 17 équipes, c’est déjà une réussite. »

Les moyens matériels, logistiques c’est important ?

« C’était notre souhait à la fédération de soutenir ces clubs, qui se lançaient ou se relançaient dans le football féminin, en les accompagnant au maximum pour ne pas qu’ils aient de frein financier. Au niveau du matériel, ce n’est pas toujours évident donc on leur a fourni du matériel, on les aide sur les transports, on leur donne également des tenues. C’était important que les équipes « mouillent le maillot » pour leur club donc, avec le département communication, on a fait des maillots aux couleurs de chaque club. »

Il y a des équipes favorites ?

« Pas vraiment, je pense que cette année on va avoir un championnat plus relevé que par le passé puisque sur les U23 on va retrouver des joueuses qui ont fait partie de la sélection et qui ont donc fait toute la préparation. Au niveau sénior, on a vu ces anciennes internationales, qui avaient arrêté le football ou étaient parties au futsal, qui reviennent avec plaisir au football et qui sont dispatchées dans les équipes, c’est vraiment ouvert. »

Les prochaines échéances internationales ?

« Essentiellement la Nation’s Cup féminine en décembre en 2018. Ces championnats sont aussi un outil de travail, c’est pour cela qu’on a élargi les catégories d’âge de U16 à U23, pour former une belle équipe de « Vahine Ura ». » Propos recueillis par SB / FTF

 

Patrice Flaccadori, Angela Taiarui, Stéphanie Spielmann et Vaihere Toareinui

 

Parole à Teva Zaveroni :

Pourquoi avoir monté une équipe ?

« Merci tout d’abord à la fédération pour ce pôle foot féminin qui motive les troupes. Cela nous a donné envie de mettre en place du foot féminin dans notre commune, surtout qu’on était en train de relancer le foot à 11. On est là pour ça, les filles sont super motivées, on a besoin de matériel donc le lancement du championnat, et le matériel qui va avec, nous promet un football meilleur pour demain. »

Pourquoi le foot féminin plutôt qu’un autre sport ?

« Le football à Mataiea, c’est une longue histoire. Cela faisait sept-huit ans qu’on ne pratiquait plus le football. Cette année avec quelques anciens, on a voulu relancer le football en formant une équipe pour la Ligue 3. On continue dans la lancée avec les équipes féminines avec en parallèle une politique de formation de cadres. Je remercie au passage Patrice Flaccadori pour la mise en place de formations chez nous. On veut vraiment relancer le foot à 11 dans les districts. » Propos recueillis par SB / FTF

Le Tiki Toa Teva Zaveroni veut participer au développement du foot féminin

Parole à Rani Perry :

Arbitre, maintenant responsable de club ?

« Avant d’être arbitre j’étais joueuse. Je voulais jouer avec l’équipe de l’as Pirae et pas une autre. Comme il n’y avait personne pour prendre l’équipe, je me suis décidée à la monter. J’ai trouvé facilement les joueuses mais je dois avouer qu’on a toujours besoin de soutien car ce n’est pas évident de faire ça toute seule. Je suis assisté de Turia et de Bébert qui nous ont toujours soutenues pour l’as Pirae, donc j’ai repris contact avec eux. »

Comment as-tu trouvé tes joueuses ?

« Nous sommes toutes issues du futsal, on joue toutes pour le championnat de Pirae. C’est motivant ce qui se passe, on attendait que ça. On ne veut pas faire que du futsal. A la base on est joueuses de football, donc c’est vraiment motivant de voir le foot féminin se développer. »

Comment te positionnes-tu entre l’arbitrage et le jeu ?

« Je sais faire la part des choses entre être arbitre et être joueuse. L’un n’empêche pas l’autre mais à partir d’un moment il faudra faire un choix, c’est sûr, soit l’arbitrage soit le jeu. »

Vous avez une idée des équipes favorites ?

« Non, il y a de nouvelles équipes comme Mataiea, Papara que je ne connais pas du tout donc on verra bien. Merci à la FTF et à Stéphanie pour avoir mis en place ce projet pour les filles. » Propos recueillis par SB / FTF

Les responsable des équipes se sont fait remettre du matériel par la FTF

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