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Interview de M. SARS, dir. technique adj. de l’arbitrage FFF

Alain SARS

M. SARS, directeur technique adjoint de l’arbitrage de la FFF, était de passage à Tahiti du 29 mars au 02 avril. Il nous a accordé une interview où il évoque ses activités actuelles ainsi que ses impressions sur le football Polynésien et le festival des îles.

Vous avez eu une longue carrière d’arbitre international, et vous êtes désormais en charge du recrutement et de la formation à la FFF.  Comment devient-on arbitre ?

 Je rêvais d’être footballeur professionnel. Malheureusement, je n’avais pas les qualités requises pour y parvenir. Le président du club où je jouais, lui-même arbitre fédéral, a détecté chez moi des aptitudes pour l’arbitrage et c’est à l’âge de 14 ans que ma carrière a débuté.

L’âge légal pour arbitrer est 18 ans, j’ai eu la chance de bénéficier d’une dérogation !

 

Quels sont vos projets actuels ?

Je suis actuellement directeur technique adjoint de l’arbitrage au sein de la FFF et mes principales missions en faveur du développement de l’arbitrage amateur, sont :

  • la détection
  • le recrutement
  • la fidélisation
  • la formation

S’agissant de la formation, j’interviens dans les disciplines du football à 11, du football féminin, du beachsoccer et du futsal et j’accompagne les arbitres âgés de 20 ans jusqu’aux fédéraux 4 vers le domaine professionnel.

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir arbitre ?

Avant tout, le courage. Les arbitres évoluent souvent dans un environnement hostile et ils sont chahutés quasiment à chaque rencontre. Il faut du courage pour prendre et assumer certaines décisions.

C’est d’ailleurs dans ce cadre précis que nos formations incluent des modules dédiés à la gestion des conflits et aux comportements.

Ensuite je pense qu’il faut beaucoup d’abnégation pour réussir. Le travail requis est énorme et je suis là pour motiver, donner le goût au travail bien fait et constant.

Enfin, le sens de la communication est un atout indéniable pour se faire comprendre et respecter.

 

Pensez-vous que les chances d’accéder aux meilleures formations sont égales sur un plan national et dans les régions d’Outre Mer?

Oui, absolument. La Fédération Tahitienne de Football est reconnue par la FIFA à part entière et les arbitres polynésiens portent le badge de la FIFA. Ce n’est pas le cas de l’île de la Réunion ou des Antilles.

La Polynésie bénéficie de formations et de soutien et j’ai la chance de voir concrètement les résultats de cet accompagnement à l’occasion du Challenge Alphonse GREIG. Je suis agréablement surpris par la qualité des arbitres polynésiens. C’est vraiment très encourageant.

J’apprécie particulièrement la solidarité qui existe entre les jeunes et les plus anciens. Les notions d’échange et de transmission d’expérience sont très fortes et m’ont interpellé à l’occasion de la formation que j’ai animée ces derniers jours.

J’ai vécu une très belle expérience, très formatrice.

 

De nombreuses actions sont menées en faveur des filles actuellement…qu’en est-il dans le domaine de l’arbitrage ?

Il s’agit d’une des priorités de la FFF et notamment de Brigitte Henriques, ancienne internationale et aujourd’hui secrétaire générale de la FFF.

Le football féminin s’est considérablement développé, nous comptons aujourd’hui 100 000 joueuses.

Les femmes sont de plus en plus impliquées dans le football et ce à tous les niveaux : éducatrices, dirigeantes…En revanche dans le domaine de l’arbitrage, il reste encore du chemin à parcourir.

L’objectif 2016 est de compter 1 000 arbitres femmes. Nous en avons 700 à ce jour.

Le programme de formation est renforcé et nous nous appuyons sur l’expertise et l’expérience de Stéphanie Frappart, arbitre de ligue 2 et Manuela Nicolosi, Fédéral Assistant 3.

La Polynésie est quant à elle très bien représentée par 5 arbitres féminines de grande qualité !

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