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Futsal : Les Aito Arii à l’heure brésilienne

Le coach brésilien est adepte des nouvelles technologies dans sa pédagogie ©Jérôme Brouillet / FTF

La Fédération Tahitienne de Football a fait appel à l’entraîneur brésilien, Juliano SCHMELING,  pour préparer les Aito Arii, la sélection nationale de futsal, aux prochains éliminatoires de la Coupe du monde de futsal qui se tiendront à Nouméa en septembre 2019.

Depuis lundi, les joueurs et entraîneurs des Aito Arii bénéficient des précieux conseils de Juliano SCHMELING, l’entraîneur brésilien d’expérience qui a déjà conduit les Kuru Kuru, la sélection nationale de football des Iles Salomon en Coupe du monde en 2016.

C’est le Président de la FTF, M. Thierry ARIIOTIMA, qui est à l’origine de sa venue. Après discussion avec le Directeur Technique de la FTF, Patrice FLACCADORI, et Jean-Baptiste BARSINAS, le sélectionneur des Aito Arii, la décision de collaborer avec le technicien brésilien avait été actée.

Depuis l’arrivée du brésilien, les Aito Arii s’entraînent 2 fois par jour, le matin de 5h à 6h30 et l’après-midi de 17h à 19h. Le Directeur Technique de la FTF, Patrice FLACCADORI, accompagne le technicien brésilien sur le terrain et fait office d’interprète pour que les consignes tactico techniques soient bien assimilées par les joueurs.

Cependant Juliano SCHMELING n’interviendra pas à temps plein, sa mission est répartie sur 3 séjours de 2 semaines en amont des qualifications pour le mondial. Le premier stage se tient en ce moment même, le second en avril et le troisième au mois de juillet.

Nouvelle méthodologie d’entraînement, nouveau système de jeu et nouvelle dynamique, le brésilien a déjà conquis les joueurs et le staff des Aito Arii.

Juliano SCHMELING s’est dit très satisfait de l’implication des joueurs lors des séances d’entraînement ©Jérôme Brouillet / FTF

Thiery ARIIOTIMA, Président de la Fédération Tahitienne de Football.

« L’idée de recruter Juliano est venue l’an dernier lors d’un déplacement aux Iles Salomon où j’ai rencontré certains cadres techniques de l’OFC qui m’ont beaucoup parlé de lui. J’ai ensuite eu l’occasion de faire la connaissance de Juliano lors de sa venue à Tahiti dans le cadre de la formation FIFA Futsal Coaching en octobre dernier et j’ai profité de ce stage pour échanger avec lui sur une éventuelle collaboration.

Je pense que si nous voulons avancer dans le futsal, il faut absolument que nous ayons des entraîneurs étrangers qui viennent nous donner des conseils et former nos entraîneurs locaux. Je pense également que c’est la meilleure façon de préparer notre sélection de futsal pour les prochains éliminatoires de la Coupe du monde qui se tiendront à Nouméa en septembre prochain.

Après discussion avec le Directeur Technique et les entraîneurs en place la décision de bénéficier de l’expérience de Juliano a été unanime.

Je lui ai donc proposé de venir 3 fois dans les huit mois qui nous séparent des qualifications pour aider nos entraineurs à parfaire la préparation de nos Aito Arii. »

 

L’entraîneur aborde les aspects techniques, tactiques et physiques afin de mieux connaître les joueurs et concocter un programme d’entraînement sur mesure © Jérôme Brouillet / FTF

Juliano SCHMELING, entraîneur :

 Parlez-nous de vos premiers jours à Tahiti avec les Aito Arii ?

« Tout se passe bien, j’ai été bien accueilli par le staff des Aito Arii et le département technique de la FTF. Je travaille d’ailleurs en étroite collaboration avec Patrice FLACCADORI qui est présent à toutes les sessions d’entraînements. Son rôle est très important puisqu’en tant que technicien il comprend rapidement ce que je veux mettre en place et traduit parfaitement aux joueurs ce qui facilite grandement la compréhension et l’assimilation des consignes pour ces derniers. »

Votre avis sur les joueurs ?

« Les 2 premières séances ont été un peu compliquées pour les joueurs ce qui est normal quand quelque chose de nouveau est mis en place. Mais je suis très satisfait car dès la 3ème séance j’ai senti les joueurs très impliqués, très réceptifs et les retours que j’ai de leur part sont positifs.

Je connais déjà certains joueurs pour les avoir vus évoluer lors des 2 dernières Coupes des Nations de l’OFC et ce sont des joueurs de qualité. Il y a aussi de jeunes talents de 19-20 ans mais le problème c’est qu’ils manquent d’expérience, ils n’ont pas disputé de compétitions internationales officielles. Le défi sera donc de trouver un équilibre entre les joueurs d’expérience et les jeunes joueurs pour avoir une équipe compétitive.

Je sais que la FTF est actuellement en négociations avec certaines fédérations de la région pour que les Aito Arii puissent disputer une série de matches amicaux et c’est une bonne chose car cela permettra au groupe de gagner en expérience. »

Vous n’êtes là que pour 2 semaines, quels sont les points sur lesquels vous insistez lors de vos séances avec l’équipe ?

« Lors de ce premier stage j’essaie d’aborder un peu tous les points. Je travaille les aspects tactiques défensifs, offensifs, l’entraînement physique avec la coordination, la vitesse et le renforcement musculaire. L’idée c’est d’obtenir le plus d’informations possibles sur les joueurs afin de pouvoir définir quelles sont leurs forces et leurs faiblesses. J’aurai ensuite une idée plus claire sur le programme d’entraînements que je devrais mettre en place. »

 

Les Aito Arii découvrent de nouvelles méthodes d’entraînement © Jérôme Brouillet / FTF

 

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