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Futsal avec Ethelle…

 

Ethelle Taputu est en charge de l’arbitrage du Futsal. Au travers de cette interview, elle nous ouvre son coeur et nous fait découvrir sa passion pour cette discipline.

 

Comment es tu arrivée dans le monde du Futsal ? 

Ma vie associative a débuté en 2000, avec le club de football de l’AS Tiare Hinano, mon tane, Heitapu Hunter, y jouait et j’ai intégré le bureau directeur.

Par la suite je me suis rapprochée de la FTF en participant à l’organisation de plusieurs tournois internationaux, et notamment ceux de Beach Soccer qui ont eu lieu à Moorea.

Enfin, en 2008, quelques mois après la naissance de notre 4ème enfant, mon tane a assisté Scott Gilligan, ancien coach de la sélection australienne, dans la préparation de l’équipe de Tahiti Nui, au tournoi OFC Futsal qui a eu lieu à Fiji.

Cela a été le coup de foudre radical !

C’est ainsi, qu’à son retour de Fidji, nous avons décidé de nous lancer dans cette nouvelle aventure, et avec le soutien de la FTF, j’ai eu l’honneur de présider le 1er comité de Futsal de Moorea-Maiao.

 

Que représente cette discipline pour toi ?

Le Futsal c’est le sport idéal !

 

Il a permis de ramener les gens dans les salles omnisports et sur les terrains en herbe, désertés depuis de nombreuses années, notamment en raison de la conjoncture actuelle du Pays.

 

Jouer au Futsal engendre peu de dépenses pour les équipes, la licence, l’assurance ainsi que les formations sont gratuites, le flocage des numéros est interdit car il coute beaucoup trop d’argent. Avec une bande de 10 copains, un jeune peut jouer au Futsal, sans s’embêter avec les formalités administratives.

 

Le sport devient accessible à tout le monde et notamment au plus démunis.

En plus de son coté « économique », la pratique du Futsal oblige le respect de règles comme le fonctionnement en groupe. On ne fait pas n’importe quoi !

Les règles simples et strictes du Futsal permettent de se respecter, de respecter ses équipiers, ses adversaires et l’arbitrage. Or on peut constater que cet apprentissage a déteint sur les jeunes aussi bien pendant les matches qu’au quotidien.

 

Tous les responsables d’équipes et les maires des communes et des iles sont unanimes quant à l’évolution des mentalités et des comportements chez les jeunes et les moins jeunes.

On a plaisir à jouer au Futsal car il est vivant, dynamique, évolutif, formateur, récréatif, et compétitif. De plus, une plus grande solidarité est née entre les participants (l’esprit d’équipe) et la rivalité entre les quartiers, les communes et les villages a laissé place au respect.

 

Quel est ton rôle dans le Futsal ?

Alors qu’auparavant, j’ai été en charge du développement du programme Just Play qui est un programme de développement social et éducatif de l’enfant de 6 à 12 ans, à travers une activité physique régulière, et notamment le football et le Futsal.

Aujourd’hui la FTF me charge de l’organisation des formations Futsal (entraineurs – dirigeants – arbitrage), au sein de la Commission Futsal.

J’ai également la charge de former les arbitres, à Tahiti et dans les iles.

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 Comment arrives tu à jongler entre ta vie professionnelle et celle du Futsal ?

Il est plus aisé de s’organiser, quand on aime ce que l’on fait, aussi je mets autant de cœur dans ce que je fais depuis 16 ans à Air Tahiti Nui et dans le futsal.

 

Par contre, il faut croire que je suis accroc au Futsal, car lorsque je rentre d’un vol, je me dis souvent que je vais me reposer en arrivant chez moi, et puis une fois l’avion posé, je n’ai qu’une idée en tête, Let’s GO FUTSAL !

Bien évidemment, mes 4 enfants et mon tane sont ma priorité. Je n’hésites pas à nous garder un peu de temps pour faire des activités avec eux, aller au cinéma ou à la mer, faire du sport, jouer au football ou sinon je les embarque sur un de mes vols ! Là, ce sont les plus heureux, car ils savent qu’ils m’auront à eux tout seuls.

 

Quelle place occupe la femme dans le Futsal ?

Au Futsal, les femmes n’ont rien à envier aux hommes.

En Polynésie Française, 22% des présidents de comités de Futsal sont des femmes et 25% des arbitres officiant dans le tournoi TOP Nike – Futsal, sont des femmes, alors que ce tournoi ne réunit que les élites masculines du Futsal local.

 

Je suis bluffée par certaines d’entre elles, qui lorsqu’elles jouent, sont techniquement aussi performantes que les hommes.

Aujourd’hui, la femme a toute sa place dans le Futsal.

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Quels conseils pourrais tu donner aux femmes qui voudraient rentrer dans le sport ?

La pratique régulière d’une activité physique est essentielle pour éviter les risques cardio-vasculaires, la prise de poids et l’obésité.

Aussi, une femme qui pratique un sport a moins de risque de tomber malade.

De plus, nous savons bien que la maman est le pilier de la famille, et qu’une famille est heureuse si la maman est elle même heureuse et en bonne santé. Si nous faisons du sport, nos enfants en feront autant, et nous éviterons ainsi d’avoir des enfants malades et obèses.

 

Je me rappelle d’une adorable dame qui participait à une formation d’entraineur et d’arbitrage à Tubuai dont le témoignage avait beaucoup ému le groupe.

Elle avait récemment perdu son mari, et s’était retrouvée seule à élever ses 5 enfants en bas âge. Elle n’avait plus gout à la vie, se sentait vraiment seule et désespérée, puis un jour elle a entendu parler du Futsal. Elle a commencée à venir à une séance d’entrainement puis une autre et c’est à partir de ce moment qu’elle a commencé à relever la tête et à sourire à la vie. Elle s’est trouvée en meilleure santé, et a même obtenue un emploi qui lui a permis de répondre aux besoins de ses enfants. Son témoignage était profond et rempli d’amour. Elle est la preuve qu’avec le sport et du courage, les femmes peuvent s’en sortir !

 

Ftf.pf continuera de mettre en avant les femmes dans le football polynésien. Restez connecté

 

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